On the Mother Road again

J’étais à mi-chemin de la traversée de l’Amérique, sur la ligne de partage entre l’Est de ma jeunesse et l’Ouest de mon avenir.

(Jack Kerouac)

Nourrie aux vieux films d’horreur, aux romans noirs, aux complaintes folk, aux jeux videos, et aux séries télévisées, ma pop culture doit beaucoup à la culture américaine.

Arriver aux États-Unis et arpenter ses routes, ses métropoles et ses coins paumés, c’est aussi débarquer dans la vieille bicoque des Sawyer de Massacre à la tronçonneuse. C’est flâner dans les rues de Derry où rode Ça. C’est faire des excès de vitesse dans GTA San Andreas. C’est rouler sur la Highway 61 de Bob Dylan. C’est dévisager les gens louches de Fargo. Parfois tout ça dans la même journée.

Il y a comme un retour vers quelque chose de connu et de rassurant, comme si on revisitait la cabane dans les bois de son enfance.

On peut critiquer autant qu’on veut l’Amérique profonde, ses highways interminables et ses villes-zones commerciales-zones industrielles, mais prendre la route sur les freeways pour s’enfoncer dans ce qui représente la grande partie du pays a quelque chose d’envoûtant et de grisant.

Dans cet article je ne vous parlerai pas de ma passion pour les stations-service américaines, sorte de terrains de jeu pour routiers assoiffés et avides de café-filtre de 60 cL ou de sodas pressions d’1,5 L, ni de celle pour les motels, invariables lieux de meurtres/fuites/trafics de drogue dans la fiction, qui sont en fait de salutaires points de haltes kitchs et bon marchés.

Je ne vous parlerai pas non plus de mon engouement pour les hypermarkets, géants dédales colorés de produits saugrenus où l’on peut y perdre des heures, ni de celui pour les diners, hauts lieux des traditions culinaires américaines, dont le personnel souvent sur-aimable est prêt à servir n’importe qui à n’importe quelle heure à moindre frais, tant que les calories ne sont pas comptées.

Enfin, je n’aborderai pas ma dévotion pour les candy bars (principal en-cas de voyage entre deux diners, dont les variétés se déclinent ici à l’infini), ni pour les sunflower seeds aromatisées ou le beef jerky (parce que l’apéritif se prend aussi sur la route), ni pour les sodas qui les accompagnent et que vous trouverez à tous les goûts et de toutes (vraiment toutes) les tailles.

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Ceux qui ont tracé la route américaine avec nous, et qui on pu partager certaines de ces lubies, vous le diront : chaque sujet aurait pu faire l’objet d’un article avec photos et comparaisons à l’appui, mais ce n’est pas le propos de ce blog.

Cet article bonus (un peu barbant) va en fait aborder la mythique route qui relie Chicago à Los Angeles : la Route 66. Après tout, on est bien dans le thème du road trip, non ?

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Un peu frustré par l’aperçu qu’on en avait eu avec Yaëlle et Tanguy, on décide cette fois-ci de réellement vivre la Route 66. Parce que la Route 66, ce n’est pas que 3945 km de chaussée. C’est toute une histoire, toute une ambiance : c’est un voyage à elle seule.

Construite en 1926, elle dessert initialement les petites villes et chemins de campagne des huit états qu’elle parcourt. C’est ainsi une des premières routes transversales du pays, qui permet d’éviter les dangereuses pistes en diligences. Historiquement, elle gagne en notoriété lors de la Grande Dépression, qui oblige les fermiers du Mid-West à traverser les Grandes Plaines pour rejoindre l’Ouest et ainsi échapper au Dust Bowl.

Dans les années d’après-guerre, elle devient le poumon économique et touristique de l’Amérique, qui achemine main-d’oeuvre et baby-boomers sur les routes du travail et des Grands Parcs.

Peu à peu déclassée et supplantée par un réseau d’autoroutes inter-états qui sied mieux à la sécurité, aux vitesses grandissantes et aux besoins nouveaux du pays, elle perd finalement son existence officielle en 1987. Mais pas sa superbe. Vous pouvez toujours emprunter ce ruban d’asphalte qu’on appelle aujourd’hui l’Historic 66 et qui permet toujours de relier l’Illinois à la côte pacifique.

Google Maps vous dirait que le trajet est à la fois plus long et plus lent que sur l’Interstate 40 (+60 miles, +4h30), mais une fois le GPS éteint le jeu en vaut la chandelle.

Et a posteriori, en comparant les deux routes, on se rend compte que la durée est équivalente car les deux configurations sont totalement différentes. Comme on dirait chez nous : « t’as meilleur temps de tracer tout seul sur la Route 66 où tu roules plus vite que prévu, que de trainer derrière les camions que t’arrives pas à doubler sur l’autoroute 40″. Ce sera effectivement souvent le cas. Mais pas toujours.

Et revoilà le van lancé sur la Mother Road à Flagstaff, prêt à en découdre avec le tronçon poussiéreux qui parcourt l’Arizona et la Californie. Pour ceux qui seraient perdus dans la chronologie, on quitte la petite ville de montagne après notre journée en territoire Navajo. Le programme veut que l’on arrive à Los Angeles le lendemain. 540 miles (environ 870 km) nous séparent de la ville des Lakers et pour profiter un peu du détour on prend vite la décision de reporter la route au lendemain plutôt que de rouler de nuit.

Avant de s’arrêter, on passe tout d’abord au Bellemont d’Easy Riders avant de traverser les rues de Williams, balayées par le vent et bordées de motels. C’est la dernière ville qui a été court-circuitée par les interstates. On continuera un peu la route et on ne dormira pas au Red Gartner Inn, ancienne maison close transformée en hôtel.

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Arrive alors Seligman, renommée the Birthplace of Historic Route 66, comme figée dans les années 50. On aurait voulu manger au Snow-Cap drive-in, véritable institution inchangée depuis 1953, mais il est trop tard et les 10m2 du petit vendeur de café et de glaces sont déjà fermés. C’est le signe qu’il est temps de refroidir le moteur et de réchauffer les conducteurs. Il commence à faire nuit et la ville s’allume d’enseignes en néons rétros multicolores.

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Laissées pour compte après la constructions des aurotoutes, les villes autrefois desservies par la Route 66 semblent aujourd’hui bien solitaires après avoir vécu le « progrès » comme une véritable tragédie économique, mais elles offrent toujours de quoi manger et de quoi dormir, fidèles à leurs traditions.

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Et bien que le nombre de passages quotidiens dans ses rues ait fortement diminué ces dernières années, Seligman propose quelques diners et un bon choix de motels.

On se gare sur le parking du diner qui nous parait le plus authentique. Et effectivement on est loin des franchises qu’on retrouve partout ailleurs. On est accueilli comme des rois et après avoir commandé et répondu aux nombreuses questions de la patronne, toutes ponctuées de « sweety » ou de « sweet heart », la dégustation peut commencer.

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Comme dans tout diner qui se respecte, on en aura pour notre portefeuille malgré la taille des plats et, choses plus rare, la qualité de la nourriture. Au final, après un burger au feu de bois, du poulet frit, des frites maison pas trop grasses et un gâteau aux mousses chocolat/banane couvert de chantilly et vendu comme une « tarte à la banane », on cherche un lit où digérer.

Manger dans un diner sur la Route 66 : ✔️

On se rend alors compte que Seligman est au moins pour moitié constituée de motels. Après comparaison de la qualité des néons et du nombre de lettres manquantes sur les readerboards, on finit par trouver la perle la moins courante.

Ça ne manque pas de place disponible et on gagne nos quartiers après avoir discuté avec le tenancier, américain typique exactement comme vous vous l’imaginez.

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Comme dans tout motel, ici, point d’artifice. On est dans un certain minimalisme démodé mais rassurant.

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Entre un internet porté par un réseau Wi-Fi erratique et des chaines télévisées option-publicité projetées sur un ancien poste, le choix de divertissement est limité (c’est pas beau l’obsolescence programmée, dis donc). On préfèrera donc démarrer l’ordinateur et regarder un film, d’horreur bien entendu. Le couvre-lit est un peu poussiéreux et le chauffage un peu odorant mais la nuit est bonne.

Dormir dans un motel sur la Route 66 : ✔️

La fraicheur du matin arizonien et l’idée des kilomètres à parcourir ralentissent un peu notre motivation lorsqu’il faut sortir du lit. La bonhomie du patron et le « petit-déjeuner » (café-filtre / cinnamon-roll) avalé sur le pouce suffiront à refaire le plein d’énergie.

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Suivra quelques centaines de mètres plus loin celui du van, dans une grande station-service défraîchie où sied un petit musée de la Route 66 et un grand curio shop.

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Faire le plein dans une station-service sur la Route 66 : ✔️

On est finalement bien content de faire cette route de jour pour profiter du paysage et des vestiges rétros d’un illustre passé, où transporteurs et voyageurs faisaient tous étapes dans ces ville à la mode. Arpenter la Main Street of America, c’est revivre un condensé de l’histoire de l’Amérique et devenir les témoins d’un petit bout de mémoire éphémère qui part en lambeaux.

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Sur la route de Peach Springs, on s’interroge sur le sens des panneaux publicitaires de Burma Shave. Entre dictons, maximes et non-sens, on a du mal à cerner le but de ces messages, surtout quand on songe au nombre de spectateur qui assistent au film.

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S’il y a une chose qu’on cerne en revanche parfaitement, c’est bien la solitude. C’est simple, une fois engagé sur la Route 66 et surtout après avoir quitté Seligman, on ne croise pas un chat. Nous sommes les seuls à fouler le macadam de nos pneus, et les traversées de villages sont tout autant silencieuses.

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On passe alors Truxton et Valentine, et on arrive à proximité de Hackberry, petite bourgade un peu en retrait – à vrai dire on n’en verra qu’un panneau indiquant « Hackberry road » sur notre gauche. Quelques mètres plus loin, dans un virage, apparait furtivement sur notre droite le très fameux Hackberry General Store, sorte de bric-à-brac, véritable musée de la route historique.

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Devant, derrière, à l’intérieur : tout l’espace semble occupé de carcasses de bolides des 50’s, de panneaux publicitaires rouillés ou encore de pompes à essence passées. À l’intérieur, c’est toujours un general store, et l’on peut y acheter quelque nourriture et boisson chaude, en plus de divers souvenirs.

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À Kingman, the Heart of Historic Route 66, on trouve la première véritable ville depuis Flagstaff. Tous les autres villages sont en fait des census-designated places (« endroits désignés du recensement ») ou encore des unincorporated areas (« secteurs non constitués en municipalités »). Sans entrer dans les détails, ce sont en fait des zones dont l’absence d’urbanisation, la faible densité de population et l’isolement dans les campagnes ne justifient pas qu’elles soient constituées en villages. Elles sont toutefois délimitées lors de chaque recensement. On apprend ainsi que la plupart possèdent moins de 500 habitants, voire moins d’une centaine.

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On termine cette portion pour entamer la route d’Oatman. Ce faisant, on laisse une belle route bitumée pour une route de plus en plus sinueuse. Jusqu’à présent, l’alternative a été plutôt gagnante et on n’aura pas perdu de temps en évitant la freeway. Il en est tout autrement pour cette portion de route. La transition est plutôt brutale et on arrive rapidement sur un chemin de montagne, qui reste toutefois goudronné.

Les 45 km sont difficilement déglutis en 1h30 mais les paysages sont magnifiques. On quitte le plateau froid du Colorado pour arriver pas à pas dans des reliefs caniculaires : on échange les forêts et les plaines fertiles par une végétation beaucoup moins dense et beaucoup plus sèche, faite de cactus isolés et de mauvaise herbe poussant sur la caillasse.

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Plus on prend de l’altitude, plus on se questionne sur l’existence d’Oatman, que l’on voit approcher sur le GPS mais que l’on imagine mal surgir d’entre deux montagnes. C’est pourtant le cas et après une nouvelle épingle on est accueilli par une mule au milieu de la route.

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Autrefois village minier prospère, Oatman s’est complètement vidée avec la construction de la nouvelle route (et on comprend mieux pourquoi quand on a testé les deux), devenant une des très nombreuses ghost towns de ces anciennes régions d’extraction de l’or. Puis elle s’est en partie repeuplée et constitue aujourd’hui un attrait touristique indéniable de cette portion de route.

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Perdue au milieu de la montagne, peuplée de sages mules (les burros) qui mendient des feuilles de salade, elle a tout d’un village de cowboy. On peut d’ailleurs, deux fois par jour, assister à un simulacre de duel au revolver.

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Une fois le tour du village terminé, les mules apprivoisées et un burrito avalé, on reprend la route pour une descente tout aussi sympathique que la montée en terme de pente et d’angulation des virages.

Jouer les cowboys sur la Route 66 : ✔️

La Route 66 pénètre alors dans le désert des Mojave, la plus grande étendue désertique du monde.

Le chaud ressenti dans les petits virages de montagne n’était qu’une tendre introduction aux températures ressenties sur cette portion et la chaleur fait onduler à l’horizon les longues lignes droites de goudron sans fin.

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On franchit des villes fantômes, marquées par des bornes kilométriques, dont le degré d’abandon varie du tout au tout. Parfois en partie abandonnées et arborant quelques bâtiments reconstruits, parfois complètement abandonnées et ne montrant que des bâtisses en ruine, parfois totalement disparues dans une plaine desséchée, mais dont les rues sont encore inscrites et dénommées sur l’écran du GPS.

On ne croise personne, pas même un motard. On s’arrête un moment pour laisser passer un train de marchandises. Long moment sous le cagnard. L’attente est insupportable et malgré une vue plutôt dégagée sur la plaine on ne parvient pas à distinguer au loin la fin des wagons. Après dix minutes à se demander si ce convoi infini est un mirage, je me rends compte qu’on est en fait censé tourner à gauche et longer la voie de chemin de fer… L’ultime wagon sera aperçu bien plus loin, longtemps après la correction de cette erreur.

À Needles on entre en Californie, ultime région traversée par la route historique. On traverse notamment Goff, abandonnée elle aussi, Fenner où ne semble subsister qu’une grande station-service, Essex et plein d’autres bourgs jusqu’à Amboy — cinq habitants au dernier recensement. Chaque hameau entre Amboy et Needles est en fait une ancienne gare de la grande voie de chemin de fer du Southern Pacific Rail Road de 1884 entre Barstow et Needles. Elles seront trivialement nommées par ordre alphabétique d’ouest en est…

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On passe ensuite dans ce qui était le Bagdad de Bagdad café, en fait tourné à Newberry Springs, croisée un peu plus loin. Seul un arbre dans le désert marque le site de l’ancienne ville, fantôme depuis bien longtemps.

Dans sa dernière portion, on entre dans le comté de San Bernardino (lieu de naissance de McDonald’s) et à mesure qu’on s’approche de Los Angeles, on quitte les anciennes régions dépeuplées pour gagner la très grande banlieue de la mégalopole. La vieille route passe alors dans des villes de plus en plus grandes et perd peu à peu son caractère…

La fin de route perd donc son intérêt et les embouteillages de plus en plus fréquents nous font vite comprendre que cette dernière partie n’a plus rien des grandes étendues sillonnées quelques heures plus tôt.

En guise de bouquet final, la route débouche sur l’Océan Pacifique à la jetée de Santa Monica. On se change : il faisait -2°C le matin lorsqu’on a démarré à Seligman, contre presque 25°C en cette fin de journée de bord de mer. Vous connaissez la suite.

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Deux jours plus tard, on troque une route mythique pour une autre, puisqu’on termine notre american road trip sur la Pacific Coast Highway pour rejoindre le Mexique.

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Coucher de soleil à Huntington Beach

Cette route, construite uniquement pour le plaisir de la conduite, nous fait visiter les stations balnéaires fortunées mais décontractées de l’Orange County, ainsi que ses plages isolées idylliques, entre deux falaises battues par les vagues.

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La jetée de Newport Beach (Marie est déçue : ni Marissa ni Ryan ne sont là…)

 

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Thanksgiving sunset à Laguna Beach 

En vrais américains que l’on est (presque) devenu, on profitera des derniers jours au pays de l’oncle Sam en dégustant le repas traditionnel de Thanksgiving et en faisant des emplettes lors des soldes du Black Friday (spoiler : c’est naze).

Pour finir, petite pause à San Diego chez Raquel, Matthieu et Alice, qui nous permet de  nous sentir comme à la maison une dernière fois. On en profite même pour faire une machine et prendre une bonne douche ! Merci à eux pour ce dernier moment d’hospitalité avant d’entrer dans le vif du sujet le lendemain lors de notre premier passage de frontière terrestre en van.

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Chacune sa vision du bébé !

Premier concurrent populaire au train, échappatoire des Oakies et des Arkies dépossédés des 30’s, trajet d’acheminent de matériel de guerre des 40’s, itinéraire de la croissance économique des 50’s, route de vacances des congés payés des 60’s, voyage initiatique des 70’s, et combat de passionnés qui oeuvrent à son maintien depuis les 80’s, la Route 66 a finalement toujours constitué un chemin vers la liberté individuelle, et ce depuis trois générations.

Cet article est aussi là pour lui rendre hommage.

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Quentin

P.S. : S’écouter parler de liberté sur la Route 66 : ✔️

😉

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